Actualité Loir-et-Cher

jeudi 11 septembre 2008

 

Sculpt’en ville façonne le paradoxe et s’expose à l’imaginaire de tous

Jihel sculpture : Samouraï en hommage à Jo Cardot

Prolongeant le symposium de l’an passé, l’expo “ Sculpt’en ville ” investit l’hôtel du département jusqu’au 28 septembre 2008. Une découverte de l’art de la sculpture, à travers les œuvres de cinq artistes, qui ont travaillé autour du thème du “ Paradoxe ”.

L e sujet de ce symposium tournait autour du thème du paradoxe. Comme je travaillais sur le masque, j’ai trouvé que sculpter une œuvre de trois mètres de haut était un possible paradoxe. Car impossible à porter, s’amuse à expliquer Patrice Ruillard. Lors de l’inauguration de l’exposition « Sulpt’en ville », dont il a reçu le prix du jury, le sculpteur, humble, s’efface derrière ses œuvres.

D’abord car ce sont elles qui portent toute l’aventure artistique, vécue avec le public. Ensuite car elles s’imposent d’elles-mêmes à l’imaginaire. En fait, à l’origine, l’idée menée par la Jeune Chambre économique Blois-Vendôme était de faire un symposium ouvrant la sculpture au plus grand nombre, mais aussi d’être un vecteur d’échange entre les artistes et le public.

Ainsi, les ateliers des cinq sculpteurs en lice (Elair, Jihel, Philippe Ribas, Patrice Ruillard, et Sam Phil) ont ouvert leurs portes au public l’an passé. « Le temps pour nous de réaliser ces sculptures. Qui ont été de véritables aventures artistiques vécues avec le public », confirme Jihel, qui a reçu justement le prix du public.
« Pour ma part, l’œuvre est une voile de futreau, avec une sorte de plan de Blois au cœur duquel une sphère percute la ville… Les gens ont pu choisir des petits fragments, chacun un symbole, qui intègre l’œuvre. Le concept est donc totalement interactif. Et les participants vont pouvoir, après s’être investis personnellement, retrouver leur touche. De quoi dire par exemple : “ Tiens, ce petit poisson-là, c’est moi qui l’ai fait ”. » Avant de laisser la place aux œuvres et à l’imaginaire de chacun, l’artiste n’a évidemment pas oublié ses confrères. Car ces créations ont été réalisées en public par les cinq artistes précités. Chacun invitant à partager leur passion autour de matériaux bruts. Des sculptures sur acier, pierre et bois, notamment, dont l’avenir est voué à aller au quotidien à la rencontre du public.
En effet, l’exposition se tient jusqu’au 28 septembre, mais des œuvres ont d’ores et déjà été acquises et proposées dans divers lieux. Cette édition de Sculpt’en ville augure d’autres éditions dans différentes communes. Une ouverture à la culture qui se sculpte non pas dans le marbre, mais dans le temps.

Sculpt’en ville, exposition présentée jusqu’au 28 septembre à l’hôtel du département, place de la République à Blois. Entrée gratuite, du lundi au vendredi entre 9 h et 17 h 30, et jours fériés de 14 h à 17 h en présence des artistes. De plus, le conseil général, dans le cadre du 1 % culturel, a acquis plusieurs sculptures d’artistes régionaux visibles à la Maison départementale du sport, au collège Blois-Vienne ou encore au collège des Provinces à Blois.

Natacha MONHOVEN
la Nouvelle République